Intervention de Henri DREYFUS (Conseiller général du canton strasbourgeois de la Bourse, de l’Esplanade et de la Krutenau) sur les orientations budgétaires de 2010

27 octobre 2009 par emmanuel-recht

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Séance plénière du 26 octobre 2009

 

« Monsieur le Président,

Chers Collègues,

 

Je résumerai en une phrase la situation actuelle et nouvelle à laquelle nous devons faire face à savoir : SARKODISSOLUTION ET HOLD-UP FINANCIER SUR LES FONDS PROPRES DES COLLECTIVITES TERRITORIALES.

 

Le Président de la République, le chef de l’UMP, entend manifestement mettre un frein à la décentralisation, telle que nous la connaissons depuis les années 82/85 impulsée par la gauche selon la volonté de François Mitterrand et Gaston Deferre, en supprimant l’autonomie dont bénéficient nos collectivités territoriales, ce qui lui permet de cacher sa véritable volonté de procéder à une recentralisation du pouvoir politique national.

 

Au lieu d’exprimer clairement sa volonté de revenir sur le principe de la décentralisation, ce qui nécessiterait une modification drastique de la constitution et un vote du congrès, il  choisit de faire mourir les collectivités territoriales en s’attaquant à leur autonomie financière, à savoir leurs fonds propres tout en remettant en cause leur mode de représentativité.

 

Vous serez sûrement en accord avec moi que s’il avait choisi le terrain politique de mettre fin à la décentralisation, il aurait été loin de recueillir une majorité. Il est sûrement plus facile pour lui d’obtenir la suppression de la taxe professionnelle. Au vu des chiffres qui nous sont donnés, alors que nous disposions d’une autonomie financière de 44% en 2008, elle passera à 11% dès 2011, la promesse de compensation d’euro pour euro n’étant prévue que pour 1 an. Cette manœuvre a été dénoncée à juste titre par M. Alain Juppé, ancien premier ministre et actuellement maire de Bordeaux, en le citant « il ne faut pas nous prendre pour des cons ».

 

Nous sommes déçus de voir que vos collègues députés UMP, qui pourtant en grande partie, critiquaient la suppression de la Taxe professionnelle ont fini à se ranger à une vague promesse de compensation financière. Ce qui est en cause et vous en conviendrez c’est l’autonomie réelle de notre conseil général.

 

Depuis des années, notre groupe fait remarquer que le transfert de compétences de l’Etat vers notre département n’était pas accompagné de compensations financières équitables, que notre autonomie financière était de plus en plus fragile, réduisant la marge de manœuvre politique décisionnelle de notre collectivité.

 

J’en profite, Monsieur le Président, pour vous rappeler que vous n’êtes jamais intervenu pour réclamer au gouvernement et à son chef, M. Sarkozy, les compensations promises compte-tenu des dépenses réelles de toutes les missions transférées depuis des années au Conseil général. De plus notre autonomie financière s’est trouvée obérée par des choix de votre prédécesseur et soutenus par vous-même, que nous avons toujours critiqués et dénoncés, comme par exemple, les maisons du Conseil général, « Ht Koenigsbourg », Musée du verre etc…. Je crains fort qu’à partir de 2011, nous ne puissions plus assumer ces dépenses ; je pense aussi que vous partagez cet avis puisque vous avez crû devoir faire appel à un audit financier afin d’analyser précisément l’évolution de vos marges de manœuvre budgétaires pour les années à venir. Ayant une totale confiance dans les services financiers de notre collectivité et vu le contexte budgétaire difficile, nous avons été surpris que vous fassiez appel à un consultant privé, dont nous aimerions connaître le coût de leur services. Les conclusions de ce dernier confirment cependant notre propre analyse : quelque soit le scénario retenu, nous devons réduire la voilure. Notre autonomie d’intervention sera plus que limitée, et même en serrant la ceinture, nos dépenses de fonctionnement resteront supérieures aux recettes avec une dette qui ne fera qu’augmenter. D’ailleurs vous avez déjà anticipé sur 2009 puisque la DM2 fait apparaître des diminutions tant pour les investissements : moins 25M €, que pour le fonctionnement moins 3M €. Nous serons tributaires à 90% des dotations de l’Etat ou de recettes annexes dont nous n’aurons pas la maîtrise. Notre seule marge de manœuvre sera de taxer les ménages en augmentant la Taxe d’habitation et la Taxe foncière, c’est bien ce que désire le président de la République et vos amis : épargner les gros revenus, maintenir le bouclier fiscal et surtout faire payer les ménages.  Aussi M. le Président, chers collègues, vous devez en convenir : il ne suffit pas de supprimer un mauvais impôt pour faire une bonne réforme.

 

Pour justifier ce hold-up financier et être certain d’aboutir à remettre en cause la décentralisation, votre ami le président de la république et son premier ministre, entendent s’attaquer également aux compétences de notre collectivité et à son mode de désignation. Ils prétendent que le nombre d’élus de ces collectivités territoriales est trop important et qu’elles sont trop dispendieuses. Ils entendent réduire de moitié le nombre d’élus et abroger pour le Conseil général la clause de compétence générale. En outre, ces élus issus après un seul tour de scrutin, pourraient selon le nombre de candidats, le devenir à un très faible pourcentage et ainsi ne plus représenter démocratiquement une majorité de citoyens.

 

Nous serons transformés en simple conseil d’administration chargé d’enregistrer les moyens financiers qu’on voudra bien nous attribuer et les dépenses que nous serons contraints d’engager pour continuer d’assurer nos missions publiques pour nos concitoyens. Exit toute autonomie politique.

 

Vous anticipez, semble-t-il, sur la réforme des collectivités prévue pour 2014, en ayant pour le moment refusé de signer le contrat de territoire de l’agglomération de Strasbourg (le CTAS) avec la ville et la CUS, jouant manifestement la montre et assumant de devenir une collectivité territoriale uniquement tournée vers ses territoires ruraux, alors qu’on sait bien que ce sont les agglomérations qui impulsent le dynamisme humain et financier d’un territoire. Il est intéressant de vous entendre à ce sujet, M. le Président, car avec la création de métropoles et de conseillers territoriaux, en quelque sorte « métropolitains », la division du département serait entérinée de fait, et vous ne gérerez plus qu’un département rural. Vous, qui défendez la fusion des 2 départements alsaciens, ce sera tout ce que vous aurez à proposer et à apporter à la corbeille de mariage.

 

Nous avons aussi, hélas, le sentiment que vous avez déjà accepté toute perte d’autonomie et que vous nous considérez comme simple chambre d’enregistrement. En effet, vous allez soumettre au vote une délibération ; notre groupe n’a pas été associé à son élaboration, je n’en ai eu connaissance que jeudi après-midi lors de la commission des finances. Notre chef de groupe, Jean-Jacques Gsell n’a été informé que vendredi que vous alliez mettre une délibération au vote ainsi que son contenu, ce qui est contraire à l’article 6 du règlement intérieur, donc un vice de forme. C’est bien la première fois qu’est demandé un vote sur ces OB par le biais d’une délibération et la voter reviendrait à vous donner carte blanche pour les années à venir. En outre, l’absence de combativité de votre part face aux manœuvres présidentielles, l’absence de votre part de prise de position claire pour défendre la décentralisation et les élus, nous entraînent à voter contre cette délibération et la DM2 que vous allez proposer ensuite.

 

Je vous remercie. »

Budget du Conseil général du Bas-Rhin en 2009 : un peu de chiffres…

27 octobre 2009 par emmanuel-recht

 

En 2009, si on prend comme référence la somme de 100 euros, le Conseil général du Bas-Rhin a dépensé :

- 37 euros pour la Solidarité (enfance et famille, personnes âgées et personnes handicapées, lutte contre l’exclusion et protection de la santé)

- 19 euros pour l’Aménagement du territoire (routes, transports en commun, habitat, urbanisme, services de secours)

- 15 euros pour les Frais d’administration (ressources humaines, logistique, réserves pour les dépenses imprévues)

- 13 euros pour la Gestion financière (dette)

- 10 euros pour le Développement socio-éducatif, culturel et sportif (éducation, culture, patrimoine, jeunesse, sports et loisirs)

- 6 euros pour la Valorisation des richesses locales (développement économique des territoires, protection de l’environnement)

 

En 2009, si on reprend nos 100 euros, le Conseil général a reçu :

- 50 euros de la Fiscalité directe et indirecte (impôts et taxes)

- 19 euros des Aides de l’Etat

- 16 euros des Emprunts

- 15 euros de Divers recouvrements, remboursements et refinancements

 

Ce qui représente, dans les faits,  pour un budget pour 2009 de 1.1 milliard d’euros :

- 420 millions pour la Solidarité

- 217 millions pour l’Aménagement du territoire

- 113 millions pour le Développement socio-éducatif, culturel et sportif

- 72 millions pour  la Valorisation des richesses locales

L’affiche de la campagne

26 octobre 2009 par emmanuel-recht
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Un reportage de France 3 Alsace, il y a deux ans…

25 octobre 2009 par emmanuel-recht

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Débat participatif du 2 février 2007 à Schaffhouse sur Zorn

Le vendredi 2 février en soirée une trentaine de personnes étaient réunies autour d’Emmanuel Recht, Secrétaire de la section de Hochfelden du Parti Socialiste, Mathieu Cahn, Premier secrétaire fédéral et Pascal Heisserer, membre de l’association Désirs d’Avenir du Bas-Rhin. Le thème de ce débat participatif était L’éducation et la formation : que faire face aux défis du chômage et de la précarité ?

Emmanuel Recht est le premier à prendre la parole. Il présente les animateurs du débat et ses enjeux : des centaines de débats similaires ont lieu partout en France et rassemblent des milliers de citoyens. Lors de ces échanges les difficultés des Français, mais aussi des propositions concrètes, sont analysées et développées. Une synthèse est envoyée à l’équipe de campagne de Ségolène Royal. Il s’agit tout à la fois d’alimenter la réflexion du Parti Socialiste et d’être en mesure de retenir les solutions les plus adaptées. Cette phase de consultation et d’écoute s’achèvera le 11 février prochain, date à laquelle notre candidate fera le bilan de ces débats et présentera son programme d’action pour la campagne présidentielle.

Mathieu Cahn puis Pascal Heisserer prennent tour à tour la parole. Mathieu rappelle que ces débats sont aussi le moment d’affirmer la présence du Parti Socialiste partout en France. Si dans le Bas-Rhin notre parti est bien ancré à Strasbourg, les villages et territoires ruraux ne sont pas “des terres qui ont vocation à être définitivement à droite”. Pascal pour sa part, retrace son engagement auprès de Ségolène Royal ces dernières années, un engagement qui s’est fait sur la base des résultats obtenus lors de ses mandats ministériels et à partir du bilan très positif de la présidence de la région Poitou-Charentes.

La parole est ensuite donnée à la salle et, durant près de deux heures, les expériences de chacun et les difficultés de notre système éducatif aujourd’hui sont évoquées. L’échange permet d’aborder l’ensemble des problèmes de l’école :
- Ses missions et objectifs : comment former au mieux tous les élèves et éviter l’échec scolaire ? Comment assurer à chacun un travail valorisant ? Dans les réponses à apporter, le rôle des filières universitaires semble central. Cependant les étudiants sont très souvent confrontés à des difficultés matérielles (logement, travail pour financer leurs études) qui ne permettent pas de se consacrer pleinement aux études.
- Des questions d’actualité : Faut-il laisser les élèves et leur famille choisir leur parcours scolaire (en collège et lycée la carte scolaire ne joue plus son rôle de mixité sociale, à l’université les meilleurs formations sont prises par ceux qui ont les moyens financiers de suivre ces cursus) ? La restauration scolaire : faut-il la rendre gratuite ou bien mettre en place un système de barême afin de favoriser les familles les plus démunies ?
- Ses moyens d’action : le problème des moyens en personnels est crucial à l’heure où il est question de supprimer des milliers de postes dans l’enseignement secondaire. Les nombreuses personnes dans la salle qui travaillent à l’Education Nationale soulignent la dégradation de leurs conditions de travail. Effectifs dans les classes, manque d’infirmières ou de médecins scolaires, trop peu de Conseillers d’Orientation, sont autant de domaines où il nous faut intervenir rapidement.

Au final, ce débat a été réellement intéressant et d’une grande qualité, il a aussi été l’occasion pour chacun de marquer notre attachement à notre école et aux enjeux de société dont elle est l’objet. Je vous invite vivement vous aussi à prendre part aux prochains débats qui ont lieu dans notre département : votre mobilisation et vos contributions viendront donner force et originalité aux propositions que fera notre candidate le 11 février.

Le canton de Hochfelden

24 octobre 2009 par emmanuel-recht

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Situé administrativement dans l’arrondissement de Strasbourg-Campagne, mais, depuis le redécoupage Pasqua, dans la circonscription électorale législative de Saverne, le canton de Hochfelden est un canton rural de plus de 15.000 habitants qui regroupe 29 communes.

Il regroupe en effet les communes de Alteckendorf, Bossendorf, Duntzenheim, Ettendorf, Friedolsheim, Geiswiller, Gingsheim, Grassendorf, Hochfelden, Hohatzenheim, Hohfrankenheim, Ingenheim, Issenhausen, Lixhausen, Melsheim, Minversheim, Mittelhausen, Mutzenhouse, Ringeldorf, Ringendorf, Saessolsheim, Schaffhouse-sur-Zorn, Scherlenheim, Schwindratzheim, Waltenheim-sur-Zorn, Wickersheim-Wilshausen, Wilwisheim, Wingersheim et Zœbersdorf.

A tort, c’est un canton un peu méconnu, qui est en retrait par rapport à ses voisins, alors que son potentiel économique, touristique et associatif important devrait pouvoir le sortir de sa relative discrétion.

En effet, ce territoire a bien des atouts. Il occupe une position géographique centrale à l’échelle du département et se situe à proximité des pôles d’emplois bas-rhinois : la Communauté Urbaine de Strasbourg mais aussi Haguenau, Brumath et Saverne. Par ailleurs, si dans le canton, il y a aujourd’hui moins d’agriculteurs qu’avant, une agriculture modernisée continue de jouer un rôle important (Comptoir agricole à Hochfelden) et c’est là une des richesses du secteur. Plusieurs entreprises importantes y sont aussi situées (la Brasserie Météor, principal employeur du territoire, et la Case aux Epices notamment) ainsi que de nombreuses entreprises plus petites (dans le secteur secondaire, et en particulier le bâtiment) et des commerces (surtout à Hochfelden, Schwindratzheim et Wingersheim). A noter que le canton est traversé par les réseaux de transports et de communication puisque les autoroutes, les voies fluviales (canal de la Marne au Rhin) et les lignes de chemin de fer Strasbourg-Paris y passent. Remarquons encore que le tissu associatif y est dense et bien représenté dans toutes les communes.

Malheureusement, au rayon des handicaps, le péage autoroutier de Schwindratzheim est payant et l’on peut difficilement imaginer une grande zone économique à proximité sans obtenir la gratuité de ce péage. Sinon, je ne parlerai pas (dans cet article du moins !) de la décharge du Rohrbach, la plus importante du Bas-Rhin (80.000 tonnes par an) et de ses nuisances, et qui surtout n’en finit pas de ne pas vouloir être fermée. Par ailleurs, il faut aussi bien constater que si beaucoup de monde traverse le canton (problème de la traversée des camions !), ils sont bien moins à s’y arrêter. De plus, alors que la population vieillit, le ratio de médecins libéraux et d’infirmiers rapporté à la population âgée de plus de 75 ans est inférieur à la moyenne départementale. Enfin, les villes moyennes voisines (Pfaffenhoffen, Bouxwiller, Brumath et Saverne) sont bien trop attractives par rapport à notre bourg centre et le risque de devenir un simple canton dortoir n’est pas si improbable.

A part cela, de manière générale, la constitution d’une identité propre au canton de Hochfelden, qui doit être un objectif en terme de développement, a longtemps été et reste encore bien difficile vu que :

- trois communautés de communes couvrent son territoire, dont la plus importante est la Communauté de Communes du Pays de la Zorn qui regroupe 26 communes (Ringendorf faisant partie de la Communauté de communes du Pays de Hanau, Saessolsheim et Friedolsheim de celle de la région de Saverne),

- il y a deux éditions différentes des Dernières Nouvelles d’Alsace (très lues dans le canton), celle de Saverne et celle de Strasbourg-Campagne,

- pour ce qui est, entre autres,  de l’équipement, des questions sanitaires et sociales, des questions judiciaires et administratives, à chaque fois il y a un autre regroupement qui englobe un nombre différent de communes du territoire,

- et jusqu’à tout récemment, c’est la confusion qui a régné entre le rôle de la principale Communauté de communes et celui du canton, en raison du cumul des mandats de Président de la Communauté de communes et de Conseiller général. Cela faisait que l’on ne savait plus très bien qui faisait quoi et cela se faisait bien souvent au détriment des compétences, de la spécificité et de l’identité du conseiller général et du canton.

Dans ce contexte, à partir de ces réalités de terrain, ce que je vous propose pour que le canton de Hochfelden prépare avec confiance son avenir, s’occupe du quotidien de ses habitants et fasse parler de lui, c’est un ensemble de propositions que je détaillerai tout au long de ces pages et qui mettront l’accent sur la mise en place de nouvelles solidarités pour tous les âges, un nouveau dynamisme pour rendre le territoire plus attractif, une meilleure qualité de vie au quotidien, une valorisation de nos richesses locales ainsi que sur une nouvelle manière d’exercer le mandat du conseiller général.

A très bientôt sur ces pages !

Retour sur la campagne cantonale de l’année dernière…

23 octobre 2009 par emmanuel-recht

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Article des Dernières Nouvelles d’Alsace du 5 mars 2008.

La volonté d’Emmanuel Recht

Comme en 2001, Emmanuel Recht est candidat du Parti socialiste (PS) pour le siège de conseiller général du canton de Hochfelden. Plus jeune des postulants en lice, il mise sur un projet volontaire pour rallier un maximum d’électeurs lors du premier tour de l’élection cantonale, dimanche.

Il a des idées plein la tête et cet enfant de Schaffhouse-sur-Zorn pourrait parler durant des heures de ses projets cantonaux. Mais Emmanuel Recht regrette d’abord que l’élection cantonale soit « peu connue ». « On a l’impression que le conseil général est loin, alors que chacun sait qu’il s’occupe des collèges et du réseau 67. » Pour le candidat, « c’est une élection très importante car les compétences du conseil général sont larges ».

« Pour changer les choses au quotidien », le jeune homme est d’abord partisan de « solidarités pour toutes les générations ». Pour les plus âgés, « on ne pourra pas étendre les maisons de retraite à l’infini, il faut développer les services à la personne à domicile ». Estimant aussi qu’« on ne se rend pas compte » des difficultés quotidiennes des personnes handicapées, il veut « mettre les moyens pour rendre accessibles les bâtiments » et prône « l’insertion des enfants handicapés dès le début de l’école ».

Pour le non-cumul des mandats

Emmanuel Recht a également l’idée d’une « maison de la santé », « un genre d’hôpital de jour de médecine générale ». « Le nombre de médecins diminue dans le canton, il faut les attirer. Ça permettrait aux jeunes médecins de trouver des patients. »

Pour un canton attractif, le candidat mise aussi sur la jeunesse. « Les jeunes ont droit de cité, il faut les en convaincre et les attacher à leur canton. » Il prône donc les créations d’« un pass sport et culture » et d’« un conseil local des jeunes, attaché au conseil général ». Il remarque également qu’« il n’existe pas de médiathèque à Hochfelden ; il en faut une ». Même chose pour « une maison des associations, avec des bureaux, peut-être dans la future maison des services ».

Le jeune homme juge anormal par ailleurs qu’il y ait « peu de logements sociaux dans le canton » et souhaite mieux répartir les activités périscolaires et les gardes d’enfants. Dans le volet environnemental de son programme, Emmanuel Recht plaide pour la fermeture de la décharge du Rohrbach. « Ça fait deux fois qu’elle doit être fermée, deux fois qu’elle est étendue », s’indigne le candidat qui en cas d’élection s’attellera « tout de suite à ce dossier et de manière forte ». Constatant, en termes de transport en commun, que « des villages ne sont pas reliés », il propose « la mise en place d’un transport à la demande ».

Généraliser l’accès haut débit à internet, aider les agriculteurs avec un label « Qualité pays de la Zorn » et accompagner les entreprises dans leurs démarches sont les idées économiques du candidat qui verrait bien la création d’une pépinière d’entreprises. Enfin côté tourisme, « des choses existent mais il faut mieux communiquer », estime ce partisan d’un « vrai office de tourisme ».

Sur la méthode, pour Emmanuel Recht, « un conseiller général doit rendre des comptes et donner la parole. Pour que son action soit claire, il ne doit pas cumuler les mandats », lâche-t-il en visant Bernard Ingwiller, conseiller sortant. M.Recht, s’il est élu, ferait des bilans annuels et des « permanences dans tous les villages ; ça n’existe pas, mais c’est une question de volonté et de temps ». « Peu importe mon score ou si je suis au deuxième tour », balaie ce dialectophone qui assure n’avoir « pas d’ambition au-delà du canton. Il faut être au plus près de la réalité, essayer de trouver des solutions avec volonté et dynamisme. »

Julien Eynard

Qui suis-je ?

23 octobre 2009 par emmanuel-recht

4649_89755299729_711464729_1762393_3631009_nPour ceux qui ne me connaissent pas encore, je voudrais en quelques mots me présenter et vous expliquer les raisons de mon engagement.

Si j’ai toujours eu beaucoup de mal à supporter les injustices et les inégalités, ce n’est que petit à petit que je me suis décidé à passer des idées aux actes. Le projet de CIP d’Edouard Balladur, la campagne présidentielle de 1995 avec Jacques Chirac et Lionel Jospin, la dissolution de 1997 et le retour de la gauche au pouvoir : tous ces événements m’ont profondément marqué.

Ils ont façonné la vision de la société de l’adolescent que j’étais et ils ont surtout éveillé en moi un véritable besoin d’agir. Mais pour cela, il faut apprendre, il faut connaître et je dois bien avouer qu’au final ce sont mes lectures et en particulier celle de Jean Jaurès, notamment son Discours à la jeunesse et bien sûr l’histoire de sa vie, qui m’ont convaincu de m’engager et de choisir le socialisme.

Ainsi, fin 1999, je deviens syndicaliste étudiant et j’entre, peu après, au Parti socialiste du Bas-Rhin, dans la section strasbourgeoise, Victor Schœlcher, qui recouvre les quartiers de la Bourse, de l’Esplanade et de la Krutenau. Depuis cette date, le socialiste « des livres » que j’étais a appris à devenir un militant de terrain : organisation et animation de réunions, rédaction de textes, tractages, collages, campagnes en tous genres.

En novembre 2004, parce que je voulais faire vivre le débat chez moi et que j’en avais assez des seconds tours où la gauche était absente, j’ai décidé de créer la section « Léon Blum » de Hochfelden, du nom de cet Alsacien qui a tant marqué l’histoire du socialisme et celle de notre pays, et j’en suis depuis le secrétaire.

Pour ce qui est des différentes fonctions que j’ai pu exercer au sein du PS, je suis, depuis 2005, membre du Conseil fédéral (le « parlement » du PS dans la Bas-Rhin), j’ai été membre du Bureau fédéral (le « gouvernement » local) et Secrétaire fédéral aux études, en charge de la rédaction du projet des socialistes bas-rhinois pour la dernière présidentielle.

Par ailleurs, j’ai été à deux reprises (en 2001 et en 2008) le candidat le plus jeune du département aux élections cantonales, j’ai été 11ème de la liste PS-Les Verts aux élections régionales de 2004 et j’ai fait partie de la liste « Ensemble pour Schaffhouse» aux dernières élections municipales.

Je suis ainsi, depuis plus d’un an et demi, conseiller municipal de Schaffhouse-sur-Zorn mais aussi conseiller à la Communauté de Communes du Pays de la Zorn. C’est un honneur pour moi mais aussi un travail d’équipe, avec des femmes et des hommes sincèrement au service de leur commune : des décisions dont on voit tout de suite les conséquences à la participation aux différents travaux pratiques (décorations et fleurissement) en passant par l’animation du village (Fête du jeu, Journée de l’environnement).

A la Communauté de communes, je suis notamment engagé dans les commissions sur la vie associative, l’environnement, l’enfance et la jeunesse. Je suis également membre de différentes associations à Strasbourg et sur notre secteur.

Pour moi, l’engagement politique, c’est un engagement, noble et exigeant, de tous les instants. C’est porter, au nom de ses convictions, un projet et des idées et les défendre en se faisant le porte-parole des attentes et des aspirations de ses concitoyens. C’est aussi une question de fidélité et de continuité vis-à-vis de ses idées et de son travail de terrain. C’est enfin associer le plus grand nombre aux processus de décision pour, ensemble, mieux construire l’avenir, protéger les plus fragiles et donner à chacun la possibilité de s’épanouir.

Bref, c’est vouloir sans relâche changer et améliorer la vie des autres au quotidien.

 

Bonjour et bienvenue !

22 octobre 2009 par emmanuel-recht

 

Madame, Mademoiselle, Monsieur, 

 

Les 8 et 15 novembre prochains, vous allez élire votre conseiller général. A cette occasion, je serai candidat pour vous proposer un projet et une méthode pour construire avec vous l’avenir de notre canton. 

Candidat aux dernières élections cantonales, je continue tous les jours, dans ma commune, à la Communauté de communes et dans différentes associations,  à agir concrètement pour une société plus solidaire. Je ne me résigne pas face aux inégalités et aux injustices de notre époque et je suis convaincu que l’on peut, avec énergie et détermination, changer et améliorer les choses au quotidien. 

La politique, particulièrement au niveau local, ne peut plus se faire sans vous. Si je suis élu, vous serez mieux associés aux processus de décision, je vous rendrai régulièrement des comptes et je serai à l’écoute de vos projets et de vos besoins. 

Une élection, ce n’est pas simplement une querelle entre tel et telle, c’est avant tout un moment privilégié où l’on fait des choix pour son avenir et pour celui de ses proches. Alors, comparez les idées et les projets et surtout n’hésitez pas à choisir celui qui veut se mettre au SERVICE DU CANTON.

Emmanuel RECHT